*Mam'zelle, y a des fois où...*

*Mam'zelle, y a des fois où...*
Mam'zelle, dés fois, elle a rien à faire. Ou elle a rien envie de faire. Alors Mam'zelle, dés fois, elle s'assoit sur son lit.
Et puis, elle pense. Elle réfléchit. Parce que ça lui arrive aussi.
Mam'zelle, dés fois, elle se pose de drôles de questions.
Qu'est-ce qu'elle fout là ? Pourquoi elle est aussi nulle ? Pourquoi elle y arrive pas ? Pourquoi elle est née ?
Mam'zelle, dés fois, elle se dit qu'elle aurait pas dû naître. Qu'elle est juste une tâche de plus sur cette Terre. Une pollueuse de plus aujourd'hui. Dans dix ans, une chômeuse de plus.
Mam'zelle, on lui dit que si elle avait pas existé, il aurait fallu l'inventer. Parce que des espèces dans son genre, ça court pas les rues.
Mais Mam'zelle, elle est pas convaincue. C'est des jolis mots...qui pèsent pas bien lourds dans le coeur de Mam'zelle.
Parce que Mam'zelle, elle s'aime pas.
Mam'zelle elle a déjà essayé de se regarder de l'extérieur. Entre Mam'zelle et mam'zelle, y a un truc qui passe pas. Mam'zelle elle trouve qu'elle est pas naturelle. Et Mam'zelle elle trouve que c'est ce qu'il y a de pire. Mam'zelle elle se demande parfois comment ils font pour la supporter. Mam'zelle elle se demande comment elle fait pour se supporter.

Mam'zelle, dés fois, quand elle a rien à faire, elle rêve. Elle rêve d'une Mam'zelle plus jolie, plus grande, plus vraie. Une Mam'zelle qui n'aurait peur de rien. Une Mam'zelle exploratrice. Parce que Mam'zelle, elle rêve de faire le tour du monde.
Mam'zelle elle a un planisphère géant dans sa chambre. Elle a mis des drapeaux sur les pays dans lesquels elle est déjà allée. Et des pin's sur les endroits qu'elle voudrait visiter.
Mam'zelle elle voudrait aller partout. Alors sur son planisphère un peu troué, on voit plus que la mer.
Mam'zelle elle veut partir. Depuis qu'elle est Gamine. Mam'zelle elle a toujours voulu découvrir.
Parce que Mam'zelle elle s'est toujours posée des tas de questions bizarres.
Ce qu'il y avait derrière le ciel.
Ce qu'il y avait de l'autre côté de la mer.
Ce qu'il y avait sous le vide.
Mam'zelle elle est curieuse de tout. Elle visiterait même le passé si elle pouvait.

Mam'zelle elle en a parfois marre de voir toujours les mêmes têtes autour d'elle. Mam'zelle dés fois, elle voudrait changer d'air. Voir autre chose. Parler avec d'autres gens, dans un autre pays, dans une autre langue, dans une autre culture...Différente.

Mam'zelle elle a jamais compris les gens qui aiment pas voyager. Qui préfèrent rester enfermés chez eux. Mam'zelle elle se dit que les gens qui veulent pas bouger finissent par pourrir tous seuls dans leur coin.
Mam'zelle, elle les plaint.

Mam'zelle elle voudrait leur dire de profiter de leur vie tant qu'il en est encore temps.
Mam'zelle elle voudrait rire, danser, jouer...et parfois s'en aller.

Mam'zelle elle peut s'en aller très loin, en restant sur son lit.
Mais Mam'zelle elle préfèrerait s'en aller pour de vrai.


Un mélange d'elle et moi :p ...
Après une jolie discussion sur msn... comme quoi ! :)


*

Pix

# Posté le jeudi 16 juin 2005 05:19

*Mam'zelle*

*Mam'zelle*
Mam'zelle défie la malchance.
Le bonheur fait partie d'elle, pourquoi il s'en irait ?

Mam'zelle défie les superstitieux.
Passe sous une échelle en sautillant d'allégresse.

Mam'zelle défie les passants.
Caresse un chat noir et sourit.

Mam'zelle se fout du hasard et des coïncidences.
Mam'zelle se fout des vendredi 13.
Et de tous les autres jours.

Mam'zelle court près des tuyaux d'arrosage.
Mam'zelle se fait tremper en rayonnant d'innocence.

Mam'zelle court si vite qu'elle croit qu'elle peut s'envoler.
Mam'zelle court sans regarder devant elle.
Mam'zelle ferme les yeux.
Mam'zelle se cogne contre un poteau.
Mam'zelle tombe, mam'zelle s'est fait mal.
Mam'zelle saigne un peu.

Mam'zelle se relève doucement.
Et mam'zelle sourit.

Mam'zelle se relèvera toujours...Promis!

# Posté le mercredi 15 juin 2005 07:10

Modifié le samedi 26 mai 2007 00:54

*zétwales*

*zétwales*
Il a escaladé l'arc-en-ciel.
Ca n'a pas été facile.
C'a été long, le terrain était glissant.
Mais il est arrivé au sommet.

Heureusement qu'il n'a pas été plus loin.
Un pas de plus et il prenait le toboggan multicolore direction la Terre.

Il n'a pas regardé en bas, il a toujours eu le vertige.
Il a été très courageux.
Il a attendu.

Et la nuit est tombée.
On ne voyait même plus l'arc-en-ciel.

Et les étoiles se sont allumées. Autour de lui.
Y en avait plein.
Emerveillé, qu'il était. De pouvoir les contempler d'aussi près.

Dommage, il avait oublié son stylo.
Tant pis, elles n'ont pas pu lui signer d'autographes.

Il leur a parlé, avec sa voix de miel.
Séduites, elles ont écouté ce personnage, qui disait venir de la Terre.

Avec quelle douceur il les a traitées !
Combien de caresses de mots leur a-t-il faites !

Les étoiles qui brillaient dans ses yeux étaient plus grandes que celles qui brillaient dans son ciel.
Il les regardait comme des jeunes filles nues qu'on n'oserait approcher. Admiratif. Extasié.

N'y tenant plus, il a quitté son arc-en-ciel et sauté vers l'une d'entre elles : la plus proche. Sa main droite s'est agrippée à elle tandis que le reste de son corps était plongé dans le vide.

Ici, le ciel. Là, la Terre.
Et lui au milieu. Accroché à son étoile.

Pauvre étoile !... emprisonnée par cette grande main.
Elle ne pouvait plus respirer. Elle s'est brisée, s'est écroulée.

Et ils sont retombés sur Terre. Ensemble.
Sans vie. Tous deux.
Avec des étoiles qui pleuraient au-dessus de leurs têtes.

Pauvre garçon. Qui ne savait pas que les étoiles étaient fragiles et qu'il ne fallait pas les déranger. Touchez-les une fois et elles retombent en poussière.

Lui qui rêvait de vivre, son rêve s'était achevé. Brutalement.

Parce qu'une étoile qu'on casse, c'est un rêve qu'on brise.

# Posté le mercredi 15 juin 2005 01:52

*Danse avec les souvenirs*

*Danse avec les souvenirs*
Deux petites étoiles.
Seules.
A l'Atelier.

Quels frissons elles ont eu, quand elles ont inséré la clé dans la serrure.
Quel bonheur, quand elles ont ouvert la porte et qu'il n'y avait personne à l'intérieur !
Comme si l'Atelier les attendait.
Il était propre, rangé, tout beau, et sentait bon son parfum. Son parfum si particulier, son parfum à lui.Elles ont refermé la porte à clé, pour que personne vienne les déranger.
Elles et leur bonheur.
Comme si refermer la porte, ça empêcherait le temps d'entrer.

Déposé les sacs dans un coin, enfilé leurs pointes, allumé la sono, et en avant la musique.
Allez viens, qu'on replonge ensemble dans nos souvenirs.
Les beaux. Les vrais.

Immergées, qu'elles étaient. Par ces moments magiques.
Ceux qu'on voudrait toujours se rappeler.
Ceux qui pourraient nous mettre la larme à l'½il, un soir de déprime. Et un sourire au coin des larmes.Ceux dont on avait presqu'oublié l'existence.
Ceux qui sont tellement beaux qu'on croit les avoir rêvés.
Rêvé à plusieurs.

Ceux-là.

*Tu t'en souviens ? *
*Et ça, dis, tu t'en souviens ?*

Evidemment qu'on s'en souvient...

Jolie nostalgie.

Allez, petites étoiles. Faut pas oublier.
Tournez avec eux, petites étoiles.
Dansez avec eux...
Dansez...
avec les souvenirs.



Deux ou trois petites choses qui me gênent, là-dedans...


[Prête à parier que l'année prochaine, ce moment-là fera partie de nos jolis souvenirs. L'année prochaine... puis les autres années, mais chacune de notre côté...]

# Posté le mardi 07 juin 2005 03:49

Modifié le mardi 07 juin 2005 04:12

*sous la pluie*

*sous la pluie*
Une fille marche sous la pluie et elle porte une chemise blanche.
Et comme sa chemise est blanche, les garçons voient à travers.


Et comme les garçons voient à travers, ils savent qu'elle a un soutif jaune à pois roses.
Mais la fille ne voit pas que sa chemise est mouillée. La fille ne voit pas les garçons malicieux. La fille ne voit même pas la pluie tomber. Et la fille a déjà oublié q''elle porte un soutif jaune à pois rose.

La fille voudrait juste savoir comment on fait.
Comment on fait quand on a même pas quinze ans, qu'on est nul en physique et qu'on voudrait arrêter le temps. Comment on fait pour appuyer sur un bouton de la télécommande de la vie. Comment on fait pour dessiner quand on est gaucher. Comment on fait pour écrire quand on ne sait pas lire. Comment on fait pour chanter quand on a pas l'oreille musicale. Comment on fait pour jouer du piano quand on ne sait pas déchiffrer une partition. Comment on fait pour danser quand on a pas de bras. Comment on fait pour changer l'hiver en été et l'été en printemps. Comment on fait pour que la Terre s'arrête de tourner. Comment on fait quand on voudrait partir et qu'on est paralysé. Comment on fait quand on voudrait exploser et qu'on ne peut que rester muet. Comment on fait quand on a pas d'argent et qu'on voudrait manger. Comment on fait quand on sait pas jouer. Comment on fait quand on sait pas parler.

Eh bien, on essaie, on se plante, on vit...
Comment on fait, pour vivre ?

Une fille marche sous la pluie et elle porte une chemise blanche.
Et comme sa chemise est blanche, les garçons voient à travers.



Juste comme ça

# Posté le samedi 04 juin 2005 13:35

Modifié le dimanche 27 mai 2007 11:17